Un ami, c’est sensé être là pour toi en mal comme en bien. J’ai l’impression que dans mon entourage, il y a des personnes qui me considèrent comme leur amie uniquement quand elles vont mal. Et encore. Quand elles vont mal, je dois être là pour les écouter, soutenir, réconforter. Comme si j’étais une personne-clé pour sortir de leur mal-alaise, alors qu’en fait, ça raconte la même chose à qui veut l’entendre. Ce qui me fait perdre mon temps à écouter et donner des conseils à des gens qui veulent juste vider leur sac et ne prendront même pas le quart du tiers de ce que je conseille en compte.
Et après, quand ces personnes là vont bien, ça t’oublie. Ou ça te dit rapidement que c’est heureux, ça partage son bonheur avec la terre entière donc finalement avec personne en particulier…
Et quand toi tu vas mal, c’est le ponpon parce que tu ne peux pas en placer une puisque tu dois les écouter eux. Et quand tu leur dis que tu vas mal, que tu passes un moment difficile, ils ne prennent pas de tes nouvelles et ne te soutiennent pas.
Un ami ça peut sûrement te décevoir. Ca arrive ces choses-là. Mais comment dire à un ami qu’il t’a déçu, sans le vexer et prendre le risque de perdre son amitié ? Comment lui dire gentiment que son comportement actuel, il te plaît pas trop, mais que c’est pas pour autant que tu ne veux plus de son amitié ?
Et que fait-on des amis qu’il faut sans cesse relancer ? Ceux que tu invites à faire-ci, à faire-ça et qui ne sont jamais là mais ne proposent jamais rien. Ils sont contents quand tu leur envoies la perche, mais il y a un moment où toi aussi tu aimerais bien qu’on te la lance. En amitié, il faudrait de la réciprocité, non ? Tout ne doit pas toujours venir du même côté…
Pourquoi est-ce qu’on s’accroche finalement, à se taire et ne pas dire ce qu’on a sur le coeur dans le but de vouloir préserver un lien qui n’existe peut-être plus ?
J’ai ça dans les deux sens. Des amis avec lesquels je sens que je n’ai plus grand chose en commun, que nos chemins ont pris des voies trop différentes. Mais je ne leur dis pas parce que de temps en temps, ils semblent se souvenir que j’existe, et me considèrent comme une amie à leur manière. Une amie qui a été là, et devrait donc encore l’être. Et d’autres que je ne suis pas sûre qu’ils veuillent encore de mon amitié. Pour lesquels je suis juste une pote, ou une connaissance… Que j’aimerais bien finalement qu’ils me disent que ce n’est pas parce qu’on a de bons amis en commun qu’on doit être amis, nous aussi.
Ah là là, l’amitié ! Me suis longtemps demandé ce qui était préférable : beaucoup d’amis superficiels ou un petits nombre de personnes vraiment profondes dans leurs sentiments ?
RépondreSupprimerMon expérience me dit que l’amitié véritable est super rare. Mais quand on l’a trouvée, on est sûr que, même si les choses qu’on a à dire ne sont pas agréables à entendre, cet ami sera là pour nous écouter et nous répondre. Et çà marche forcément dans les deux sens.
Donc oui, généralement, on est déçus parce que les relations sont unilatérales mais c’est aussi ce qui fait qu’on apprécie l’amitié véritable quand on la trouve !
L’amitié réel n’existe et ne va malheureusement que dans un sens unilatéral. On croit souvent qu’on a des amis parmi ces collègues de boulot, relations extérieures mais ce n’est rien de tout ça. Des faux semblants. Le jour où tu es vraiment mal, est-ce qu’ils seront là à tes côtés ? Pas sûr. Ce n’est pas évident de répondre à cette question car j’ai un peu de mal avec les « amis » qui profitent de la situation et ne font aucun effort…
RépondreSupprimerNe t’inquiète pas, il y a toujours des exceptions. Elles sont rares mais il ne faut jamais désespérer sur l’amitié. Il faut faire les choses avec coeur tout simplement. Ne pas trop se poser de questions avec les autres, et crois moi ça fonctionne
@amir
RépondreSupprimerC’est mon problème ça, je me pose trop de question, je réfléchis sur tout, j’interprète le moindre signe qui n’est pas forcément signifiant. Je devrais arrêter de me prendre la tête, vivre le moment présent, et faire avec ce que la vie m’apporte. Mais voilà, je suis perfectionniste, si je peux avoir le meilleur je ferai tout pour… Si ça fonctionne bien pour le travail, en amitié, c’est pas un bon mode de fonctionnement.
@sabrin
RépondreSupprimerParfaitement en adéquation avec toi, je suis moi-aussi une personne très soucieuse, je devrais arrêter de me prendre la tête, ne serais-ce au moins pour profiter un peu plus du bonheur que m’offre la vie ?
Mais il m’est difficile d’y faire face, car j’aime la perfection dans les choses, p-t un peu de trop. Je le pratique dans ma vie professionnelle, ça fonctionne bien mais avec l’amitié, ce n’est pas tjrs évident.
L’amitié est un vaste sujet, et je décide de répondre à ce post car je le trouve intéressant
RépondreSupprimerL’amitié suppose de savoir donner et recevoir, elle suppose aussi de savoir dire « non » à l’autre quand on a pas la force, l’envie de lui répondre, d’être dispo pour lui là maintenant. J’ai compris il y a bien longtemps que les personnes de mon entourage qui me saoulaient avec leurs pbs ne me prenaient rien, mais moi si: ma lâcheté à ne pas vouloir être honnête avec eux concernant ma non-disponibilité mentale leur prenaient forcément quelque-chose. Savoir dire non et stop à ceux qu’on aime c’est leur faire le cadeau trop rare aujourd’hui de notre honnêteté; et là oui, on est un vrai ami pour eux, et par conséquent tout à fait en droit de leur demander des comptes, des conseils, des trucs quoi, comme un vrai ami a le droit de le faire
@houda
RépondreSupprimerTon commentaire m’a beaucoup touchée, tellement il est vrai, et tellement il fait écho aux conclusions auxquelles je suis parvenue récemment. Ayant dû faire des choix, ayant été confrontée à une déception supplémentaire… On est beaucoup trop dans des illusions, avec cette société qui nous empêche de dire ce que l’on pense, qui nous empêche d’être vrai dans nos relations.
@amir
RépondreSupprimerVaste sujet effectivement. Pas toujours facile de dire ce qu’on pense à des gens auxquels on tient… Moi j’avoue avoir un peu de mal avec les « amis » qui ne font aucun effort de leur côté alors que moi j’en fais…
Je commence à être fatiguée de faire des efforts pour entretenir une amitié qui n’est peut-être plus désirée de l’autre côté, et où les choses ne sont pas dites.
RépondreSupprimerC’est facile de se laisser flotter, se laisser prendre des chemins différents, s’éloigner par la force des choses. Mais après on n’a que des frustrations, que des regrets, car peut-être que si on avait brisé la glace au bon moment on aurait pu sauver cette amitié qui partait à la dérive…
J’ai réalisé que j’avais des amis qui sont là. Si je propose un truc alors que je ne leur ai pratiquement plus parlé depuis des mois, ils viennent, ils sont contents de me voir, me parlent, m’écoutent, où tout est réciproque. Où chaque fois qu’on se voit, peu importe les mois qui sont passés, c’est comme si c’était hier, quand on était inséparables.
Des amis qui eux aussi te tendent la perche, quand tu leur a montré que tu tiens à eux. Parce qu’ils tiennent à toi. Qui sont là quand tu vas mal, qui voient d’ailleurs quand tu vas mal, qui prennent de tes nouvelles, te soutiennent. T’envoient la perche, la laissent dans l’eau, et peu importe si tu ne la prends pas… Ils te la renverront quand tu en auras besoin. C’est avec ces amis là que j’ai envie de m’investir vraiment, donner toute mon énergie…
Mais quand même, j’ai un pincement au coeur et une boule dans le ventre quand je pense à ces amis qui semblent être là, mais que j’ai peut-être déjà perdus